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Continuer à vivre après les attentats : comment en parler aux enfants ?

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Après l’épisode Charlie Hebdo, une nouvelle vague de violence meurtrière à fait irruption dans notre quotidien, depuis vendredi dernier.  Comment vivre cette blessure collective ? En tant que parents nous avons tous été touchés ?

De quoi il s’agit ?  On parle d’état de guerre, ce mot ne correspond pas à une réalité, nous ne sommes pas en guerre avec un état mais contre des terroristes. Il convient de relativiser la fantasmatique qui va avec le mot guerre que l’on entend ? Aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Comment avons nous réagit ? Quelle émotion avons nous ressenti ?

Les images médiatiques qui tournent en boucle, les informations sur le net sont hypnotiques, on ressent l’envie, de voir, de savoir. Personnellement, je suis aussi tombé dans ce piège. Attention, il convient de prendre du recul : de couper les écrans, de décrocher de l’actualité sinon nous cultivons des émotions qui prennent trop de place dans notre quotidien et nous empêchent de revenir à notre quotidien.

Cette semaine, je ne suis senti lasse, attaqué, touché, par la peur de perdre en liberté, triste d’avoir perdu un sentiment de sécurité. Triste que tant de personnes aient perdu leur vie de façon absurde. Cela m’a ré-interroger sur le sens de la vie.

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Je me suis dit : « Il faut continuer à vivre comme avant ».

NON, ce n’est plus possible, j’ai une boule au ventre. Pour autant la vie continue et je ne vais pas m’arrêter de vivre, d’aller sur Paris, parce que j’ai peur. Cette violence nous rappel que nous sommes mortel, que cela n’arrive pas qu’aux autres ? Alors qu’avons nous envie de vivre aujourd’hui ? Qu’est ce qui devient urgent de ne plus oublier. Pour moi : « De dire je t’aime aux personnes que j’aime, de prendre mon compagnon et mon fils dans mes bras, de voir mes amis, de parler  … qui sont les premiers gestes de réassurance naturel. »

Avec ces évènement nous voyons aussi fleurir des mouvements de solidarité, car nous sommes touchés dans notre humanité. Cela me fait chaud au coeur. C’est ce qui est important pour moi, vivre même si des émotions désagréables surviennent « les vivre », car il y a aussi tous ces moments de profondeur, de partage de coeur à coeur, d’âme à âme qui sont plus fort que cela.

C’était le sujet de mon précédent article le PIRE ou ABCD…3emesouffle.fr/…/acceptation-daccord-mais-comment

Alors, aujourd’hui je vous pose la question :
« Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous de vivre ? Et de le faire, d’oser ce que vous ne faite pas d’ordinaire ? »

Et c’est cela le message à faire passer à nos enfants. Ecouter leurs émotions, accueillir leurs questions, répondre avec sincérité.  Et OSEZ explorer de nouveaux chemins pour gagner en profondeur !

Grandir à travers vos épreuves

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EvolutionAvez-vous remarqué comment la phrase « Ce qui ne me tue pas me fortifie» extraite de l’essai « Le crépuscule des idoles » publié en 1888 par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche, se vérifie dans votre vie ?

Notre évolution est à ce prix et chaque épreuve de la vie est, en effet, l’occasion de grandir. Chaque fois que nous passons par la phase 3 (le désengagement) du modèle de Hudson, nous sommes en face d’un moment important. C’est le moment où nous nous désengageons de la vie quotidienne et où nous allons à la rencontre de nous même.

C’est une phase où nous sommes en basse énergie négative. Les émotions ressenties sont autour de la tristesse. C’est un moment où nous avons un deuil à vivre, et nous pouvons enfin aller à la rencontre de nous même.

C’est le moment, enfin, de prendre le temps. C’est le moment de redéfinir QUI nous sommes. C’est pourquoi, c’est le moment propice pour grandir. Malheureusement c’est aussi, le risque si nous n’y prenons pas garde, de sombrer dans la dépression (au lieu d’une simple déprime). Le risque est grand de se faire manipuler par des profiteurs à ce moment crucial. Aussi, je conclurai en disant que c’est le moment de NE PAS PRENDRE de grandes décisions.

C’est surtout à à partir de là que nous pouvons découvrir quelles sont nos valeurs et cela est fondamental car nos valeurs : « C’est le carburant de notre vie« .

Vous voulez travailler sur vos valeurs, pour sortir par le haut de cette phase ?

C’est le moment de passer au niveau supérieur !

Vous vivez un divorce, un licenciement, la perte d’un proche, le départ de vos enfants ? C’est le moment de grandir ! Contactez-moi

L’enfant et la mort : importance d’un rituel de passage.

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Le passageNos enfants vont rencontrer la vie, et, bien sûr, tous les évènements de la vie. Naturellement ils vont rencontrer des naissances, l’entrée dans un nouvel établissement scolaire, le passage de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte. Ils vont peut-être se marier et avoir à leur tour des enfants. Pourquoi pas ? Écrire des articles sur la vie… Ainsi va la vie.

À ce sujet j’aime bien cette publicité pour un organisme financier qui s’appuie sur le cycle des saisons et des générations pour nous parler de prévoyance et de retraite. L’une des seules choses que je n’ai pas citées dans cette liste c’est : LA MORT. Et pourtant ils vont aussi rencontrer la mort, peut-être, la mort d’un animal, ou d’un grand parent, voire d’un parent proche ou d’un membre de la fratrie. Et ils « vont devoir » affronter le deuil face à la mort. Affronter ? Ou s’approprier ? Se battre contre ou avec ? Lire la suite

Faire face à la violence dans la séparation avec la thérapie

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Séparation

En ce moment, je constate que j’ai de plus en plus de demandes de consultation suite à des séparations. Un des parents, en général, la mère prend rendez-vous pour son ou ses enfants qui ont du mal à vivre cette séparation violante.

Certaines séparations sont « équilibrées ». C’est-à-dire les deux conjoints désirent se séparer d’un commun accord. Et dans ce cas, cette séparation, bien que difficile à comprendre pour l’enfant est vécu comme une simple péripétie de la vie, car chacun aide l’autre à grandir dans cette séparation. Malgré tout, la séparation des parents n’est pas anodine pour l’enfant, qui peut y réagir de multiples façons. Avec de la colère, accompagné ou non de propos et/ou d’actes violants ;  de tristesse, de repli sur lui-même, de culpabilité …

Mais dans une séparation « déséquilibrée ». C’est à dire, quand un des deux parents refuse cette séparation et réagit avec violence contre celle-ci ; La situation des enfants est encore plus inconfortable, voire intenable ! Quand je parle de violence, celle-ci peut-être tourné vers le parent à l’origine de la séparation et/ou retourné vers le parent quitté, genre auto-destruction, ou quelquefois sur les enfants qui sont porteurs, à leurs corps défendants, des souvenirs communs et des espoirs déçus.

Je ne vais pas ici aborder toutes les raisons de cet état de fait, mais plutôt, vous expliquer mon rôle dans ce cas.

Je commence à aider le parent demandeur à prendre du recul sur la situation et l’aider à poser un cadre protecteur plus serein pour lui et son ou ses enfants. Pour cela :

  1. Je vais recevoir l’adulte, voire les adultes quand la chance veut que les deux parents soient d’accord sur le fait que tout va mal et veuillent agir conjointement;
  2. Puis je vais recevoir l’enfant, voire la fratrie. Pour permettre à l’enfant d’exprimer son mal-être sur la situation, par le dessin, l’expression corporelle et par tous les médias de communication que l’enfant maîtrise.
  3. Je vais ensuite recevoir parents et enfants ensemble.
  4. Et recommencer autant de fois que nécessaire.

Le but de ces consultations : RETROUVER ET/OU RECONSTRUIRE DES REPÈRES

La durée de l’accompagnement est minimum de 5 séances.

Alors, qu’attendez-vous pour reprendre votre souffle  ?
Il n’y a pas besoin de toucher le fond pour commencer à remonter.  🙂

Remarque : Le deuxième parent est, bien entendu, le bienvenu, mais il n’est pas indispensable que celui-ci vienne pour que le processus puisse avoir lieu. Une autorisation parentale est cependant nécessaire au regard de la justice.

Vous voulez en savoir plus ? Contactez-moi au +33 (0)6 68 86 90 90