Archives de Catégorie: Psychologie Positive

Surprise il y en a deux ! Découverte d’une grossesse géméllaire.

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Future maman de jumeaux, j’ ai appris la nouvelle en février dernier et curieusement je m’étais dit pourvu qu’il n’y en ai pas deux. Oui deux bébés d’un coup ça va faire du boulot. Alors quand on nous a dit à la première écho, il y a deux embryons c’était un peu comme la confirmation de mon intuition. Pour moi, la joie de porter deux vies, un cadeau … pour mon compagnon le choc oups il va falloir assumer maintenant …

Après l’enthousiasme du premier mois, les examens pour surveiller ceci-cela, la peur d’en perdre un sur les deux et dès fois l’envie d’en perdre un … « quelle horrible pensée »…  par peur de ne pas y arriver.

Et puis, j’ai commencé à me projeter à acheter des articles de puériculture d’occasion ce qui m’a donné l’opportunité de rencontrer des mamans de jumeaux, d’avoir différents retours sur cette expérience. J’en ai tiré la conclusion suivante, rien ne sert de m’en faire à l’avance. Il me reste à en faire moi même l’expérience retenir ce qui peux m’être utile en terme d’organisation et puis on verra. Il est sûr que c’est un changement radical dans notre vie familiale et que ça travaille tous le monde.

Mon fils est lui aussi passé par différentes phases, la joie de pouvoir dire ma maman attends deux bébés !! La peur de ne plus compter, d’exister pour nous ; l’envie d’avoir des frères pour jouer puis la grande déception d’apprendre qu’il allait avoir deux soeurs. Et maintenant l’impatience de voir arriver ses petites soeurs.

Voilà un bel exemple de bouleversement émotionnel, comme quoi les émotions sont changeantes. L’important étant d’arriver à regarder ce que va m’apporter ce changement et de surfer sur la vague des peurs et des deuils.

Et oui, cela m’a amené à prendre la décision conjointe avec ma collègue de fermer le cabinet de l’Isle Adam et de réaménager mon cabinet sur Saint-Prix…

Suite des aventures de la vie au prochain épisode….

Coeur orangeP

Comment mieux vivre au quotidien avec un enfant hyperactif ?

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people-1082903_1280Quel comportement adopter lorsque l’on a affaire à un enfant « dit » hyperactif  ?

Le plus souvent les adultes : parents, enseignants, animateurs de centre de loisirs, comme les frères et soeurs et camarades se classe se sentent débordés par les comportements d’un enfant qui a du mal à tenir en place, se montre réfractaire aux règles qui lui sont imposés…

Comment alléger le quotidien de l’enfant en souffrance et de son environnement familial ?

Etre vigilant quant aux activités sources d’excitation, 
 Poser des limites clairs du mieux que vous pouvez sans lever le ton. Si vous parlez sur un ton respectueux vous aurez plus de chance d’être respecter en échange. Le recours au chantage est détecter rapidement comme une injustice relationnelle qui suscite le plus souvent une vive réaction.
Mettre en place des temps calme, identifié ce qui procure du calme à votre enfant et préserver ces instants du mieux de vous pouvez de façon rituel, temps de retour de l’école, temps avant ou après le repas,  avant le coucher …temps ou vous êtes- vous même plus calme et disponible.
Définir les règles du bien vivre ensemble, répéter  les limites, les répéter régulièrement et les respecter chaque jour sans jamais changer d’avis. Expliquer votre choix si besoin. L’enfant hyperactif peut très vite être perturbé et vous ne l’aiderez pas si aujourd’hui vous refusez sa requête, alors qu’hier vous lui avez accordé. Soyez rigoureux !
Féliciter votre enfant. Il est important de souligner les bonnes conduites, ce qu’il réussi afin qu’il ne soit pas stigmatisé que sur ses attitudes dérangeante.

 

 

Continuer à vivre après les attentats : comment en parler aux enfants ?

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Après l’épisode Charlie Hebdo, une nouvelle vague de violence meurtrière à fait irruption dans notre quotidien, depuis vendredi dernier.  Comment vivre cette blessure collective ? En tant que parents nous avons tous été touchés ?

De quoi il s’agit ?  On parle d’état de guerre, ce mot ne correspond pas à une réalité, nous ne sommes pas en guerre avec un état mais contre des terroristes. Il convient de relativiser la fantasmatique qui va avec le mot guerre que l’on entend ? Aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Comment avons nous réagit ? Quelle émotion avons nous ressenti ?

Les images médiatiques qui tournent en boucle, les informations sur le net sont hypnotiques, on ressent l’envie, de voir, de savoir. Personnellement, je suis aussi tombé dans ce piège. Attention, il convient de prendre du recul : de couper les écrans, de décrocher de l’actualité sinon nous cultivons des émotions qui prennent trop de place dans notre quotidien et nous empêchent de revenir à notre quotidien.

Cette semaine, je ne suis senti lasse, attaqué, touché, par la peur de perdre en liberté, triste d’avoir perdu un sentiment de sécurité. Triste que tant de personnes aient perdu leur vie de façon absurde. Cela m’a ré-interroger sur le sens de la vie.

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Je me suis dit : « Il faut continuer à vivre comme avant ».

NON, ce n’est plus possible, j’ai une boule au ventre. Pour autant la vie continue et je ne vais pas m’arrêter de vivre, d’aller sur Paris, parce que j’ai peur. Cette violence nous rappel que nous sommes mortel, que cela n’arrive pas qu’aux autres ? Alors qu’avons nous envie de vivre aujourd’hui ? Qu’est ce qui devient urgent de ne plus oublier. Pour moi : « De dire je t’aime aux personnes que j’aime, de prendre mon compagnon et mon fils dans mes bras, de voir mes amis, de parler  … qui sont les premiers gestes de réassurance naturel. »

Avec ces évènement nous voyons aussi fleurir des mouvements de solidarité, car nous sommes touchés dans notre humanité. Cela me fait chaud au coeur. C’est ce qui est important pour moi, vivre même si des émotions désagréables surviennent « les vivre », car il y a aussi tous ces moments de profondeur, de partage de coeur à coeur, d’âme à âme qui sont plus fort que cela.

C’était le sujet de mon précédent article le PIRE ou ABCD…3emesouffle.fr/…/acceptation-daccord-mais-comment

Alors, aujourd’hui je vous pose la question :
« Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous de vivre ? Et de le faire, d’oser ce que vous ne faite pas d’ordinaire ? »

Et c’est cela le message à faire passer à nos enfants. Ecouter leurs émotions, accueillir leurs questions, répondre avec sincérité.  Et OSEZ explorer de nouveaux chemins pour gagner en profondeur !

Acceptation ou résignation ?

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AccaptationVous avez déjà entendu parler de ACT ? C’est une thérapie de type TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale) de 3ème génération.
ACT veut dire Thérapie de l’acceptation/engagement (Acceptation Commitment Therapy) et cela se prononce « ACTE » car c’est une thérapie qui permet l’action voire qui pousse à l’action.

Pour partir en voyage, il est nécessaire de savoir où l’on va, mais tout d’abord il est urgent de savoir où nous sommes. Imaginons que j’habite Paris. Puis-je refuser cela ? Je me dis j’habite Marseille ! Cela vous semble incohérent ? Cela l’est ! Et pourtant combien de personnes n’acceptent pas ce qu’elles sont et/ou ce qu’elles vivent. Et vous comment acceptez-vous vos émotions ? Les évitez-vous ou les exagérez-vous, ou… Les acceptez-vous ?

Et d’ailleurs, comment faites-vous cela ? On ne peut pas changer ce que l’on n’accepte pas !

Bon comment envisager cette acceptation ? Comment voulez-vous accepter des émotions négatives ? Notre intelligence se rebelle à l’idée de dire oui à ce que l’on a toujours combattu.  Les scénario catastrophe arrive vite « Je n’y arriverais pas »,  « Je suis submergé », « Il/Elle me pourrit la vie. » ,« Je ne veux pas .... »

Et pourtant ! Les émotions négatives (ou ressenties comme telles) sont inhérentes à notre vie !

Il y a deux façons d’accepter : passive ou active. Je vous propose de choisir après avoir détaillé ces deux façons.

L’acceptation passive se décompose comme suit :

  • Passive
  • Imposée
  • Résignée
  • Evitante

L’acceptation active se décompose comme suit :

  • Active
  • Bienveillante
  • Conscience
  • Douce

Regardez les initiales et vous aurez une piste : passive donne « PIRE » alors qu’active donne « ABCD« .

ABCD est le choix d’un début de l’alphabet, c’est le choix d’une vie qui avance. Alors que l’autre manière donne des résultats pires. Alors ? Votre choix est fait ?

Pour ma part, je veux partager avec vous plusieurs définitions de l’acceptation que vous pouvez expérimenter en pratiquant ACT  d’après Benjamin Schoendorff MSc & Jana Grand

PRATIQUER l’ACCEPTATION

  •  » C’est tenir ma souffrance dans ma main comme je tiens une fleur délicate, »
  •  » C’est embrasser ma souffrance comme j’embrasse un enfant qui sanglote, »
  •  » C’est rester assis aux côtés de ma souffrance comme je reste assis à côté d’une personne gravement malade, »
  •  » C’est regarder ma souffrance comme je regarderai un tableau étonnant dans un musée, »
  •  » C’est marcher aux côtés de ma douleur comme je marche en portant un enfant qui pleure, »
  •  » C’est respecter ma souffrance en la laissant parler comme je respecterai un ami en l’écoutant, »
  •  » C’est inhaler ma souffrance comme j’inspire profondément, »
  •  » C’est cesser le combat avec ma souffrance comme un soldat qui dépose les armes et rentre chez lui. »

En savoir plus sur ACT http://www.psychologiecontextuelle.org/

La confiance en soi : un facteur de réussite scolaire.

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Comme l’ont démontré les études de HW Marsh (mars 1992), la réussite scolaire n’est pas réellement influencée par l’estime de soi. Bien sûr, si les élèves à faible estime de soi permanente n’ont pas l’énergie pour entreprendre des apprentissages, par contre les élèves à forte estime de soi permanente ne réussissent pas réellement mieux, à cause de leur incapacité à se remettre en question.

Le facteur prépondérant est plutôt un des composants de l’estime de soi : «la confiance en soi».

En effet, l’apprentissage est une remise en question de ses propres certitudes, puisque nous passons par plusieurs niveaux :

  1. Inconsciemment incompétent : je ne sais pas que cela existe, et ne sait pas l’étendue de ce que je ne connais pas.
  2. Consciemment incompétent : je sais que je ne sais pas ! Quel progrès ! C’est le niveau de la prise de conscience.
  3. Consciemment compétent : je sais ce que je sais et doit y porter son attention pour faire.
  4. Inconsciemment compétent :  je sais ce que je sais et le fait sans y penser.

Ici on pourrait parler des niveaux de la transmission (*voir note de bas de page)

Dans les cas de nos enfants, cela signifie qu’ils vont passer par le point 2 qui est un passage stressant !

Je dois changer mes croyances : «tu te rends compte ?» «ce n’est pas ce que je croyais…» «Ce n’est pas si simple !» «Est-ce que je vais réussir ?» Et la peur apparait. La peur de l’échec, la peur de ne pas être à la hauteur, et même la peur de réussir avec ses corollaires (peur de ne pas pouvoir rester à la hauteur, peur de ne plus être aimé par les adultes, d’être rejeté par mes pairs… etc.)

Et si je change ? Mes parents vont-ils encore m’aimer ?

pjAlors que faire ?

OSER !

Oser apprendre. Oser se remettre en cause. Oser affronter l’échec. Oser devenir meilleur.

Et nous parents, que faire ? Pour entretenir cette confiance en soi ? Aimer nos enfants ! C’est pas aussi simple, non ?

Pas si simple, car nous oscillons entre couver le petit oisillon qui sort du nid, et le laisser aller tout seul. Nous oscillons entre poser des limites et tout donner pour sa réussite.

Or entre ces deux extrêmes, il est nécessaire de faire un moyen terme et trouver notre voie du milieu qui va lui permettre d’entretenir cette confiance en lui.

  • Cela commence par l’acceptation de qui il est : c’est à dire l’aimer inconditionnellement.
  • Ensuite la responsabilisation : Être responsable c’est être plus que ce que je fais (ex: je ne suis pas nulle, c’est mon attitude dans ce contexte qui fait que je ne me sens pas à la hauteur)
  • Puis le stimuler en focalisant le projecteur sur ses réussites
  • En gardant un haut niveau d’exigence pour lui montrer que VOUS avez confiance en son potentiel. Ne pas accepter le discours : « Ce n’est pas ma faute ! » et le remplacer par « Qu’est-ce qui dépend de toi pour aller vers ton objectif.

Et d’autres points que nous pourrons aborder ensemble lors d’entretiens individuels, ou collectifs pendant cette année scolaire qui commence.

Et en attendant que faire ? Commencer par lui dire ce que vous pensez réellement : « je t’aime » c’est facile… ou non ?


* Puis nous trouvons les niveaux de la transmission qui ne sont pas le sujet de cet article, mais que je vous cite pour mémoire : Consciemment incompétent de sa capacité à transmettre, consciemment compétent de sa capacité à transmettre, inconsciemment compétent de sa capacité à transmettre